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La Porte Latine, 9 octobre 2004

Communiqué de Monsieur l'abbé Jean-Luc RADIER, Econome du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X

Reprise de http://www.laportelatine.org

A propos des vigiles et des chiens

Monsieur l'abbé Philippe Laguérie et Monsieur l'abbé Christophe Héry ont fait valoir, notamment par médias interposés, que leurs supérieurs auraient fait usage contre eux de méthodes illégales voire violentes : bris de serrures, usage de vigiles et de chiens, violation de domicile...

Econome du District de France, ayant eu à connaître des mesures qui ont dû être prises, je livre quelques explications à votre réflexion.

Premièrement, il n'y a eu aucune effraction de notre part :

Ni de bris de serrures, et pour cause : des serrures ont été changées, par les occupants légaux des lieux de cultes de Bordeaux et de Saintes :

- à Bordeaux, l'Association Saint-Pie X de Guyenne et de Gascogne, liée par convention avec la Fraternité, en accord avec elle ;

- à Saintes, la Fraternité elle-même.

Le Juge des référés de Bordeaux a d'ailleurs retenu qu'il n'y avait pas eu de voie de fait, et rejété la demande de M. l'abbé Laguérie. La Fraternité était bien dans son droit, aussi bien sur le plan moral que sur le plan légal.

Deuxièmement, il y a bien eu des vigiles, mais grâce auxquels des affrontements entre fidèles ont pu être évités.

Prévoyant des tentatives d'intrusions et des troubles pendant les cérémonies, nous avons décidé, la semaine du 23 au 28 août, de faire garder les églises, voire le prieuré, par des gardiens professionnels, de manière à ne pas opposer des fidèles entre eux, et augmenter la division au sein de la communauté de Bordeaux. Nous avons eu raison, car :

A Saintes, cette mesure s'est avérée justifiée dès le dimanche 29 par la présence, à la messe, d'un groupe d'une quinzaine de personnes, dont deux ou trois équipées d'armes de poing, ayant visiblement l'intention de perturber la cérémonie : ils en ont été dissuadés, la police étant venu renforcer la surveillance. De plus, l'Eglise a subi deux tentatives d'effraction nocturnes, dont une avec destruction complète des serrures.

A Bordeaux, nous avons d'abord renoncé à un gardiennage par des professionnels, des jeunes ayant offert de garder les lieux le samedi 28 août. Cependant, le dimanche, vers 2 ou 3 heures du matin, M. l'abbé Héry a tenté de s'introduire dans les lieux, pour « chercher des affaires (sic), suivi peu de temps après par quelques jeunes, qui ont invectivé et menacé ceux qui gardaient les lieux. Voyant ce risque d'affrontements, et après le coup de force du 1`r septembre de M. l'abbé Laguérie et de M. l'abbé Héry, à l'aide de fidèles, au prieuré (voir ci-dessous), nous avons décidé, avec l'autorisation de l'Association Saint-Pie X de Guyenne et Gascogne, occupant légal des lieux, de faire là aussi appel à un gardiennage professionnel.

A Bordeaux encore, M. l'abbé Laguérie, sans en avoir le droit, a fait changer les serrures de la chapelle Notre Dame du Bon Conseil : le Juge des référés en a retenu que : « Le comportement, de l'abbé Philippe Laguérie, à qui il était notifié un refus d'accès à la chapelle Notre Dame du Bon Conseil, en faisant remplacer les serrures pour y pénétrer par la force et en éconduisant son successeur régulièrement désigné, constitue une entrave à l'exercice des cultes susceptible de s'analyser en un trouble manifestement illicite ». Le mercredi l" septembre, jour de l'arrivée de Monsieur l'abbé Pierre Duverger, Monsieur l'abbé Laguérie a fait investir la propriété de Bruges par une vingtaine de ses partisans. qui ont fermé le portail (habituellement toujours ouvert), et empêché d'entrer tous ceux qu'ils iugaient indésirables, en particulier Monsieur l'abbé Duverger lui-même.

Troisièmement, il n'y a pas eu de violation de domicile.

Le 3 septembre, au petit matin, Monsieur l'abbé Pierre Duverger est entré dans la propriété, par une autre issue connue de la communauté, (tout à fait visible de ceux qui « gardaient » le portail ... mais ils s'étaient couchés tard, et ils dormaient !), et est entré dans la maison, non par la fenêtre, mais par la porte ouverte et éclairée, où je l'ai moi-même accueilli. Les abbés Laguérie et Héry, mauvais joueurs, et surtout mauvais perdants, ont alors déposé plainte contre leur confrère pour « violation de domicile » :  leur plainte a été classée sans suite le 17 septembre par M. le Procureur de la République de Bordeaux. En effet, les maisons de la Fraternité sont des maisons de communauté, et non pas les domiciles privés des prêtres (mais au fond, les abbés Laguérie et Héry le savent bien : ils voulaient simplement faire parler d'eux).

Par ces mesures, la Fraternité a pu préserver la paix autant qu'elle le pouvait.

Lorsque les partisans de M. l'abbé Laguérie ont fini par quitter le prieuré, le 3 septembre au soir, le portail a pu être en fin réouvert, et le prieuré accueillir tous ses visiteurs. Dix jours plus tard, Monsieur l'abbé Duverger y a invité tous les fidèle de Bordeaux, pour un verre d'amitié qui lui a permis de faire leur connaissance et de leur permettre d'échanger leurs points de vue, dans la paix retrouvée. Ceci aurait-il été possible, si ces mêmes fidèles s'étaient affrontés auparavant ?

Dans la semaine qui a suivi, M.l'abbé Laguérie a assigné devant le Juge des référés le Président de l'Association Saint-Pie X de Guyenne et Gascogne (c'est à dire ses propres fidèles), à fin de se faire ouvrir l'Eglise Notre-Dame-du-Bon-Conseil, et, ayant perdu ce référé, a fait annoncer (annonce reprise par une dépêche de l'AFP) qu'il faisait appel de l'ordonnance de référé et intentait un procès à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre : qui cherche la guerre ?

Grâce aux vigiles (pas les chiens ! D'ailleurs, regardez bien le MASCARET : il paraît qu'ils sont dans la voiture, mais on ne les voit pas !), la Fraternité a donc préservé la paix dans les lieux de culte, et évité les affrontements entre fidèles.

A l'Eglise Saint-Eloi, nous n'avons pas organisé de distribution de tracts, et encore moins causé de troubles, ni poussé à des tentatives d'effraction ou d'occupation, ni intenté de procès à M. l'abbé Laguérie. Nous souhaitions là aussi que les fidèles de Saint-Eloi puissent prier en paix.

La Fraternité a donc tout simplement pris toutes les dispositions légales et pacifiques, dans les lieux qui relevaient d'elle légalement, pour exécuter les décisions prises, et pour assurer la paix, malgré la révolte organisée qu'elle a subi, et pour permettre au nouveau prieur de prendre sa place et de réunir le troupeau dispersé.

Monsieur l'abbé Pierre Duverger, bien que privé d'une partie du prieuré encore occupé par les rebelles, s'est mis patiemment et tranquillement à son travail apostolique, soutenu par les prières de la communauté.

Jean-Luc Radier +