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"Le 'Dieu mortel' de l’abbé Celier" - LHR, 31 décembre 2004

Louis-Hubert Remy propose sur son site un tableau comparatif entre deux versions de la recension d'un livre de l'abbé Celier, en 1994, dans "Le Sel de la Terre". Nous ne reprenons ici que la présentation du document.

En parallèle à ses publications qui attaquent sous pseudonyme les Cahiers Barruel et Jean Vaquié, l’abbé Grégoire Celier publie en 1994, sous son nom, un ouvrage, Le Dieu mortel, qui reprend le cours de philosophie qu’il donne à Châteauroux, dans l’une des écoles de la FSSPX.

Cet ouvrage devait faire l’objet d’une recension dans le n°12 de la revue Le Sel de la terre des dominicains d’Avrillé, mais l’article fut censuré sur demande du Père Prieur et surtout sur intervention de Mgr Williamson.

Une fois encore nous constatons que pour ne pas créer de scandale, sous l’apparence de bien, sub specie boni, on atténue la dénonciation de l’erreur. Toujours le même principe néfaste au nom du manteau de Noé, dont nous ne cessons de constater les conséquences catastrophiques depuis des décennies. Et huit ans plus tard, on recueille les fruits de ces démissions successives.

Mgr Williamson ne voulut pas que l’abbé Celier fût dénoncé en 1995 pour ce qu’il était. Manque de courage et manque de clairvoyance. En 2004, Mgr Williamson recommence à Saint Nicolas le 17 octobre, par un sermon qui appuie objectivement les subversifs dans la FSSPX. Lorsqu’il est ainsi demandé de ménager une taupe infiltrée dans la FSSPX, « sur un ton moins dur », on en mesure les conséquences après quelques années, lorsque les mutins Yves Amiot, Maxence Hecquard, Laguérie, Héry, Tanoüarn, Aulagnier attaquent, car eux ne font pas dans la charité (l’on se rappelle le tonitruant « tu entends, Duverger ? » lancé par l’abbé Aulagnier sur Radio Courtoisie, « les raideurs helvético-prussiennes » dénoncées dans Minute, le « niveau mental » brocardé par Y. Amiot).

Pour en revenir à 1995, cet article du Chasseur (pseudo de l’auteur de la recension extrêmement critique) démontrait, en s’appuyant sur le Cardinal Pie, que l’ouvrage de l’abbé Celier n’était autre que celui d’un naturaliste, qu’il n’était pas celui d’un catholique, et même, selon l’évêque de Poitiers : d’un apostat : « La philosophie séparée de la foi fait du baptisé un apostat » (Mgr Pie ). « La sagesse deviendra en lui une source d’eau vive. Il sera un homme en plénitude, faisant briller l’étincelle divine qui est en lui » (Le Dieu mortel, Grégoire Celier).

Selon nos informations, ce très mauvais ouvrage de l’abbé Celier continue à inspirer les cours de philosophie dispensés dans les écoles de la FSSPX. Il n’est pas étonnant qu’ensuite, formée dans le naturalisme philosophique, la deuxième génération de la Tradition n’ait pas la foi chevillée au corps comme s’en plaignait en 2000 l’abbé Delagneau dans Marchons droit. Cet ouvrage naturaliste est encore au catalogue des Éditions Clovis de septembre 2004.

Et depuis la publication de ce livre naturaliste qui n’est pas celui d’un catholique, l’abbé Celier continue a diriger les Éditions Clovis et Fideliter, la revue du District de France de la FSSPX.

Que font les supérieurs ?

Jusques à quand hébergeront-ils à Suresnes, dans la FSSPX, l’abbé Celier-Sernine-Lupin, esprit parfaitement naturaliste ? Gardons à l’esprit qu’un esprit naturaliste est mûr pour l’ésotérisme et la gnose.

Dans une société en ordre, un tel livre, Le Dieu mortel, eût été mis au pilon. Il y a bien longtemps que la FSSPX aurait pu nommer deux théologiens pour délivrer un Nihil obstat et un Imprimatur pour les écrits de ses clercs. Et nous n’en serions pas réduits à dénoncer l’erreur lorsqu’elle devient publique et bénéficie de la passivité des autorités. Et du fait de cette situation, ce sont des laïcs qui se voient contraints de nettoyer les écuries d’Augias.