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"ECRITS DE BERNARD CALLEBAT : APPEL A TEMOINS" - 16 février 2005

A la suite de la réponse du 2 février 2005 de Maître TUROT et TRIOMPHE à la consultation canonique de Bernard CALLEBAT, le district de France s’est empressé de publier son curriculum vitae.

On y apprend que Bernard CALLEBAT aurait publié des articles parus notamment dans une revue « liber canonum » dont Bernard CALLEBAT serait le directeur et un ouvrage en trois volumes qui seraient édités dans une maison « Memoria Canonica Ecclesiae ».

Ces écrits sont inconnus et introuvables après dix jours de recherches intensives que j’ai effectuées avec mon épouse.

1) Recherches à la Procure

Nous nous sommes adressés au rayon de droit canonique de la librairie religieuse la Procure à Paris. Bernard CALLEBAT est totalement inconnu du responsable particulièrement qualifié de ce rayon qui est, paraît-il, le plus important de France.

Les Editions "Memoria Canonica Ecclesiae" auxquelles l’ouvrage de Bernard CALLEBAT aurait été édité (on ne nous indique pas à quelle date) sont totalement inconnues de la base de référence « Electre ».

La revue « liber canonum » qui, aux dires de la notice parue sur la Porte latine, est censée être la troisième revue française universitaire de droit canonique après « l’Année canonique » et la « Revue de droit canonique », est totalement inconnue dans les bases de données.

2) Recherches à la Faculté de droit canonique de TOULOUSE

Si Bernard CALLEBAT a publié des écrits, ils se trouvent nécessairement à la bibliothèque de la Faculté de droit canonique de Toulouse où il est enseignant et responsable de formation, après y avoir effectué ses études et soutenu sa thèse sur la stabilité des ministres de culte dans l’Eglise primitive.

Nous sommes donc allés à ladite bibliothèque (31, rue de la Fonderie, au fond de la cour, porte E, 1er étage) pour demander à consulter les écrits de Bernard CALLEBAT :

- Bonjour Messieurs, nous souhaiterions consulter les 3 livres écrits par Monsieur Bernard Callebat sur « la stabilité des ministres du culte ».

- Désolé, à part sa thèse qui n’est pas publiée, je ne connais aucun autre écrit de Monsieur Bernard Callebat.

- Quoi ! Vous ne les avez donc pas ici ? Comment est-ce possible ?

- Lorsqu’un enseignant publie, il n’est pas tenu de déposer ses ouvrages ici.

- En avez-vous au moins entendu parler ?

- Non, pas à ma connaissance.

- Pouvons-nous au moins consulter sa thèse ?

- Non, il faut l’autorisation préalable de Monsieur Callebat.

- Avez-vous alors la célèbre revue qu’il dirige : « Liber Canonum » ?

- Non.

- En avez-vous entendu parler ?

- Non, jamais.

Ces deux bibliothécaires nous conseillent alors de nous tourner vers la bibliothèque de l’Institut catholique de Paris dont le fichier répertorie la plupart des références. Après un coup de téléphone à la responsable : l’ouvrage et la revue sont également introuvables chez eux.

Stupéfaits, nous nous rendons à la librairie Castela à TOULOUSE (où l’on trouve un rayon de droit canonique). Après une recherche sur la base de données nationale des éditeurs, impossible de trouver quoique ce soit.

3) Recherches à la Faculté de droit canonique de PARIS

Nous téléphonons à la « Catho » de Paris. Bernard CALLEBAT, « la stabilité des ministres de culte », les éditions « Memoria Canonica Ecclesiae », la revue « liber canonum » sont totalement inconnus.

Plus précisément, à la bibliothèque de l’Institut catholique, la bibliothécaire ne trouve pas de Bernard CALLEBAT dans son fonds documentaire.

Nous parlons au responsable qui commande les périodiques qui n’a jamais entendu parler de la revue « Liber Canonum » et ne l’a donc jamais commandée.

A la bibliothèque de la Faculté de droit canonique : le bibliothécaire fait une recherche sur le SUDOC : il n’y a pas de revue « liber canonum », pas de livre de Bernard CALLEBAT.

La troisième prestigieuse revue universitaire française dirigée par Bernard CALLEBAT est inconnue des bibliothèques spécialisées.

4) Recherches auprès de Bernard CALLEBAT lui-même

Nous savons qu’un lecteur curieux du CV de Bernard CALLEBAT a écrit à la Porte latine pour savoir où et comment se procurer ses ouvrages.

La Porte latine a adressé cette demande à Bernard CALLEBAT qui n’a à ce jour pas répondu.

Deux relances auprès de la Porte latine ont donné lieu de la part de cette dernière à une réponse laconique et très sèche : «votre précédente correspondance a été communiquée à M. Bernard CALLEBAT. La Porte Latine n'est pas pour autant invitée à transmettre les coordonnées de l'intéressé».

Bernard CALLEBAT est apparemment aux abonnés absents.

5) Recherches sur les fichiers des dépôts légaux

Tout livre ou périodique mis publiquement en vente, en distribution ou en location doit obligatoirement faire l’objet d’un dépôt légal à la bibliothèque nationale pour Paris et la région parisienne ou dans une bibliothèque classée en Province.

Le fichier de la BNF (Bibliothèque nationale de France) qui comporte plus de quinze millions de références ne comprend aucun ouvrage de Bernard CALLEBAT.

De même, la bibliothèque d’étude et du patrimoine, rue du Périgord à TOULOUSE, qui dispose de tous les répertoires des dépôts légaux, ne comprend aucune mention du dépôt légal de l’ouvrage ou de la revue « liber canonum » de Bernard CALLEBAT, après recherche par une documentaliste spécialisée. Ce fichier comprend tous les dépôts légaux, pour les périodiques en langue française publiés en France ou à l’étranger, et pour les ouvrages, publiés en France quelle que soit la langue.

Conclusion

Il faut se rendre à l’évidence : soit le livre et la revue de Bernard CALLEBAT n’existent pas, soit il s’agit d’éditions illégales (car non déposées) et clandestines. Dans tous les cas, ces écrits sont inconsultables.

Il est difficile dans ce cas d’imposer comme le spécialiste de référence l’auteur d’ouvrages et de revues introuvables et d’une thèse d’histoire du droit canonique qui ne peut être consultée sans son autorisation préalable.

On ne peut qu’être incontesté lorsque personne ne peut lire vos écrits.

La Porte latine a publié un CV.

Il serait préférable qu’elle publie des arguments de fond.