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"Réponse d'Yves Amiot Président de Sensus Fidei à l'abbé de Cacqueray"

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Communiqué de l’association Sensus Fidei

Sensus Fidei nous a communiqué, en avant première, la réponse suivante au texte publié dans Fideliter. L’équipe de Sensu Fidei donne rendez-vous à ses liseurs à partir du lundi 6 mars. Bonnes vacances au ouaibmestre.

La hiérarchie actuelle de la Fraternité semble, plus que jamais, obsédée par l’existence et le développement de notre association, comme en témoigne un texte paru encore tout récemment dans le n°104 de la revue Fideliter.

Ce document amalgame divers griefs, d’intérêt très inégal, portant en particulier sur les critiques que nous avons cru devoir émettre concernant le comportement actuel de la hiérarchie et les orientations qu’elle entend donner à la Fraternité (critiques qui, d’ailleurs, ne concernent ni la foi ni les mœurs). Sans entrer dans les détails, constatons seulement que, sur ces deux points, le mémorable sermon prononcé par Mgr Williamson à Saint Nicolas-du-Chardonnet, le 17 octobre, s’est révélé particulièrement catégorique, en utilisant des termes encore plus vigoureux que les nôtres. C’est d’ailleurs pourquoi la diffusion de ce sermon a été interdite à Saint-Nicolas, bel exemple du reste, de respect de l’autorité et du principe d’obéissance. En fait, les dirigeants de la Fraternité qui, depuis dix ans, accumulent les échecs, n’en sont que d’autant plus susceptibles et, plutôt que de prendre en considération les observations qui leur sont faites, ils feignent de s’en offusquer pour se dispenser d’y répondre.

Plus importante est la critique qui nous est faite de nous situer dans « le cadre légal » de la Fraternité et non dans celui de l’Eglise romaine actuelle, ce qui nous vaut d’être taxés de schismatiques. C’est là faire preuve d’ignorance ou de mauvaise foi, voire des deux. Sensus Fidei se situe bien dans le cadre légal qu’a généré la Fraternité car nous considérons comme pleinement licites et valides tous les sacrements qu’elle dispense, y compris par ses évêques pourtant excommuniés par Rome, excommunication dont nous contestons le bien fondé. Dans le même esprit, nous considérons comme pleinement conformes à la foi catholique de toujours les positions défendues par la Fraternité, dans tous les domaines où elle s’oppose aux orientations actuelles de l’Eglise conciliaire, en particulier sur l’œcuménisme.

Mais, du fait même que nous nous situons clairement dans cette mouvance, nous nous écartons ipso facto de la légalité romaine officielle, car l’Eglise, en tant qu’institution fondée sur son droit canon actuel, ne reconnaît pas la Fraternité comme relevant aujourd’hui de sa juridiction. C’est là un fait dont nous ne pouvons que tirer les conséquences.

Mais, ce serait entretenir la plus odieuse des confusions, que de nous prêter l’intention d’en conclure que la Fraternité est, de ce fait, étrangère à l’Eglise catholique, apostolique et romaine. Bien au contraire, nous sommes les premiers à proclamer qu’elle est et demeure au cœur même de l’Eglise de toujours, corps mystique du Christ, et c’est pourquoi nous avons le devoir, nous qui l’avons rejointe et soutenue depuis tant d’années, d’être d’autant plus attentifs à ses manquements et à ses dérives.

Nul ne peut nier en effet que « dans la situation sans précédent » que vit actuellement l’Eglise, selon les propres termes d’un dirigeant actuel de la Fraternité, les laïcs ne soient appelés à jouer pleinement leur rôle, dans le respect des missions sacrées qui sont celles de son clergé, mais respect qui concerne avant tout les missions dévolues à la Fraternité par son illustre fondateur et l’esprit de charité dans lequel elles doivent s’exercer.

Le président Yves Amiot