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"Communiqué de Fraternité Canal Historique" - 8 mars 2005

LE COUP D’ETAT PERMANENT DE Mgr FELLAY

Mgr Fellay vient d’adresser à M. l’abbé de Tanoüarn un courrier lui demandant de « reprendre sa liberté », formule hypocrite pour ne pas dire qu’il est chassé de la Fraternité.

Sans aucun motif sérieux, sans la moindre procédure disciplinaire, Mgr Fellay prive la Fraternité d’un prêtre d’un immense dévouement, d’une exceptionnelle puissance intellectuelle et – c’est ce qu’on ne lui pardonne pas – d’un courage intrépide.

Cet acte tyrannique est la suite d’une série d’injustices et de violations des statuts de la Fraternité : sanction de l’abbé Laguérie pour avoir critiqué les exclusions arbitraires de séminaristes, refus d’instruire le recours de l’abbé Laguérie contre cette première sanction, exclusion sans procédure de l’abbé Héry parce qu’il avait pris la défense de son confrère, refus de renouveler l’engagement de l’abbé de Tanoüarn dans la Fraternité pour la durée minimale d’un an prévue par les statuts et enfin la décision qu’il vient de prendre qui est une exclusion qui n’a pas le courage de dire son nom. Laguérie, Hery, Tanouarn (sans compter ce qui se passe en Suisse, en Allemagne, en Amérique) : on se demande quand s’arrêtera cette folie épuratrice qui saigne la Fraternité.

Mgr Fellay est entré dans un cercle vicieux. Il ne respecte ni le droit canonique ni les propres statuts de la Fraternité. Il ne supporte aucune critique, il n’admet aucun recours, il ne souffre pas que des juristes, dont des canonistes, nombreux et unanimes dénoncent ses erreurs. Pour fuir le bruit de ses injustices passées, il se précipite dans des injustices plus graves encore. Mais jusqu’à quand durera le coup d’Etat permanent de Mgr Fellay ?

Mgr Fellay confond l’obéissance avec le silence, l’autorité avec le caporalisme. Pour asseoir sa fausse conception de l’autorité, il lui est nécessaire de transformer insensiblement la Fraternité en un institut religieux dans lequel l’obéissance sera un vœu religieux et non plus une vertu ordonnée au bien commun : il suffit de lire les divers écrits publiés en ce sens par les autorités de la Fraternité en France, sans être nullement démentis par la Maison généralice.

Mais ce n’est pas la finalité que Mgr Lefebvre avait donnée à la Fraternité : il voulait former des prêtres, le plus possible de prêtres, non pas simplement pour qu’ils se sanctifient personnellement dans un immense monastère, mais pour la conversion et le salut du plus grand nombre d’âmes.

Il faut poser à Mgr Fellay la question énoncée récemment par l’abbé de la Roque dans un texte publié officiellement par la Fraternité : « Peut-on encore se réclamer en toute honnêteté d’une société religieuse dont on méprise si ouvertement les constitutions ? Telles sont les questions aujourd’hui posées. »

Fraternité Canal Historique