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Pourquoi taire notre tristesse et notre indignation... 13 mars 2005

L’éviction de l’Abbé de Tanoüarn de la Fraternité – succédant à six mois d’humiliations et d’avanies – porte un coup terrible à l’œuvre de Mgr Lefèbvre qui s’en trouve dénaturée et discréditée. Mais de plus, elle dévoile, cette fois sans équivoque, la dérive despotique de la hiérarchie actuelle de la Fraternité et sa volonté de réduire celle-ci à une institution refermée sur elle-même et vivant à l’écart d’un monde qu’elle n’ose plus affronter.

On ne peut plus en effet prétendre que “l’affaire de Bordeaux” n’était qu’un incident isolé et sans lendemain. Elle n’a été, en fait, qu’un premier pas vers l’éviction systématique des prêtres les plus entreprenants et les plus brillants, au premier prétexte venu, ou même sans aucun prétexte. Après 15 ans, 20 ans, 25 ans d’apostolat, de luttes permanentes, de sacrifices quotidiens au service de la Fraternité, ces prêtres sont jetés à la rue – même par voie judiciaire ! – sans domicile, sans secours, sans couverture sociale.

POURQUOI ? Pour des motifs que nous avons dénoncés en leur temps et qui trouvent aujourd’hui leur tragique confirmation. La hiérarchie supérieure actuelle, assise sur les fonds accumulés grâce aux legs des fidèles, entend conserver le contrôle de la fraternité lors de l’élection du Supérieur général en juin 2006. Or, elle ne peut y parvenir qu’en éliminant les plus éminents de ses prêtres – mieux à même que quiconque de contester sa gestion, si inquiétante depuis 10 ans – et en réduisant la Fraternité au niveau d’une petite congrégation docile, consacrée à une “ spiritualité ” qui, comme l’a craint Mgr Williamson, “tourne à la tartufferie et au Jansénisme” (sermon du 17 octobre 2004 à St-Nicolas-du-Chardonnet).

Pour lutter contre une telle dérive, les laïcs doivent s’unir aujourd’hui, comme ils se sont unis hier pour lutter contre les errements conciliaires. L’échéance électorale de 2006 sera, à cet égard, décisive et, plus nous serons nombreux, mieux nous serons entendus et compris par le Chapitre général qui élit tous les 12 ans le Supérieur Général de la Fraternité.

C’est l’objectif premier que se fixe SENSUS FIDEI et, malgré vents et marées, insultes et menaces – qui ne discréditent que ceux qui les emploient – elle n’a cessé de se développer. Rejoignez-nous aujourd’hui – où les choses sont devenues claires – pour que, demain, nous soyons encore plus nombreux et plus forts au service d’une Fraternité qui retrouvera dans la réconciliation de tous ses enfants l’élan que lui avait donné son fondateur. Prions pour qu’il nous aide autant qu’il nous a aimés.