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Chronologie des attaques - 24 mars 2005

Chronologie des attaques juridiques engagées par
Mgr Fellay et l’abbé de Cacqueray
contre les abbés Laguérie et Héry

31 août 2004 : Remise par Huissier de justice à l’abbé Héry d’une lettre signée de l’abbé de Cacqueray et de l’abbé Radier, lui signifiant son renvoi de l’association cultuelle FSSPX, sans qu’il ait été convoqué ni entendu.

1er sept. 2004  : Lettre de l’abbé de Cacqueray à la Caisse d’assurance vieillesse et maladie des prêtres (CAVIMAC), affirmant que l'abbé Christophe Héry a abandonné le sacerdoce.

3 septembre 2004  : Mise en demeure de Mgr Bernard FELLAY à L’abbé Laguérie, reçue par Huissier de Justice, « de quitter le prieuré de Bruges et la ville de Bordeaux dans un délai de 24 heures, c’est-à-dire avant le 4 septembre 2004 à midi », et ce malgré le caractère suspensif des recours exercés et reconnu par Mgr Fellay lui-même dans sa lettre du 24 août.

14 septembre 2004  : Décret d’exclusion de la FSSPX par Mgr Fellay, à l’encontre de l’abbé Laguérie, sans aucune référence au droit canonique et ni au droit de faire recours suspensif contre cette nouvelle sanction.

10 octobre 2004  : Lettre de l’abbé de Cacqueray à la même CAVIMAC affirmant que l'abbé Laguérie a abandonné le sacerdoce.

25 octobre 2004 : Mise en demeure de l’abbé de Cacqueray aux abbés Laguérie et Héry d’avoir à quitter le Prieuré avant le 10 novembre 2004, sous menace poursuites judiciaires.

12 novembre 2004  : Aux seules fins de se défendre, les abbés Laguérie et Héry adressent un recours auprès du Tribunal de Nanterre (dont dépend Suresnes), demandant l'annulation des mises à demeure qui n'ont pas lieu d'être, compte tenu des recours suspensifs engagés, et pour demander l’autorisation de rester dans les lieux en attendant que tous les recours civils et canoniques soient tranchés.

1er décembre 2004  : Mgr Fellay, l'abbé de Cacqueray et l'abbé Pierre Duverger mettent à exécution leur menace de poursuites et saisissent le Tribunal des référés de Bordeaux, pour demander l'expulsion physique des abbés de leur Prieuré.

2 décembre 2004 : Réponse de l'abbé de Cacqueray à l’un des défenseurs des deux abbés Laguérie et Héry, disant que la Fraternité aurait pris en charge leur couverture sociale et leur assurance vieillesse auprès de la CAVIMAC jusqu'au 31 décembre 2004. Aucune démarche de remboursement n’a pourtant abouti entre le 1 er septembre et le 31 décembre.

10 décembre 2004 : Les abbés Laguérie et Héry font recours devant le Tribunal de Nanterre à l'encontre de leur exclusion de l'Association cultuelle FSSPX, de droit civil.

3 mars 2005 : La CAVIMAC apporte un démentit formel à a lettre de l'abbé de Cacqueray du 2 décembre 2004 : elle révèle aux deux abbés l'existence des lettres du 1er septembre puis du 10 octobre et confirme qu'ils sont radiés de la caisse depuis ces dates au motif qu'ils ont prétendument abandonné le sacerdoce.

7 mars 2005 : Le Tribunal de Bordeaux, statuant en référé et non sur le fond, ordonne l'expulsion des abbés du Prieuré de Bruges.

Conclusion : Contrairement à la rumeur complaisamment répandue, il ressort de cette chronologie deux points essentiels.

1- Ce sont Mgr Fellay lui-même, et l’abbé de Cacqueray, qui ont les premiers entamé les procédures et envoyé les huissiers contre deux de leurs prêtres. Il est faux et mensonger de prétendre que les abbés Laguérie et Héry auraient requis la justice civile contre les supérieurs de la Fraternité : ils n’ont fait qu’engager des recours pour se défendre.

2- Le référé de septembre 2004 fut engagé par l’abbé Laguérie, non pas contre la Fraternité, mais à l’encontre de l’association propriétaire de la chapelle Notre-Dame du Bon Conseil, dont le président voulait lui en interdire l’accès. L'abbé Laguérie demandait simplement de pouvoir continuer à dire la messe à cette chapelle en attendant le résultat de ses recours canoniques. Cela a été refusé par le juge civil.

Pour le reste, les procédures sont en cours, que ce soit devant le Tribunal de Nanterre ou devant la Congrégation du Clergé à Rome. Il convient de rappeler que le fond de l'argumentation des abbés Laguérie et Héry repose principalement sur le droit canonique et non sur le Droit républicain auquel Mgr Fellay et l’abbé de Cacqueray ont voulu recourir, plutôt que de s’en tenir au Droit de l’Église. À suivre.