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Rome, Mgr Fellay s'explique

Le 6 octobre, à l'invitation de la Fraternité Saint-Pie X, se trouvaient réunis un nombre important de journalistes. Du Figaro à l¹AFP de Présent, l¹Action française et Rivarol à France catholique, de Radio courtoisie à Radio classique et Radio Notre-Dame sans oublier La Porte latine et Fideliter. Monde & Vie était représenté par son rédacteur en chef. Nous livrons à nos lecteurs, sans exhaustivité, quelques-unes des réponses faites à cette occasion.
On soulignera l¹atmosphère à la fois studieuse et sympathique autour d¹une personnalité épiscopale dont chacun aura noté la grande patience et la grande sérénité. Les questions ont d¹abord porté sur sa rencontre avec Sa Sainteté Benoît XVI. Mgr Fellay a déclaré : « je n¹ai pas senti de tension, il y avait de la bienveillance, c¹était net, il n¹y a pas eu escamotage des problèmes, vu les circonstances ». Sur la question de l¹élection même, le supérieur général de la FSSPX a déclaré que : « de tous les candidats, si l¹on pouvait souhaiter une élection c¹était bien la sienne » et d¹ajouter « je ne le vois pas nous déclarer schismatiques », en soulignant qu¹il aurait été clairement élu pour enrayer la crise de l¹Eglise et parce qu¹il représentait la ligne conservatrice.
A la question : que pensez-vous de la déclaration du cardinal Medina selon laquelle le Saint Père pourrait, du jour au lendemain, libéraliser la célébration de la messe tridentine, la réponse fut, en substance, qu¹en effet, le Pape souhaitait une certaine liberté pour cette messe. Mais que les restrictions mises par les évêques sont injustes et qu¹il fallait sortir du carcan imposé par ces derniers. Cependant Mgr Fellay ne voit pas venir une libéralisation totale mais plutôt conditionnelle. Pour le prélat, le problème de fond n¹étant pas là. C¹est la crise de l¹Eglise qui est en cause : « ce que nous disons à Rome, c¹est que nous ne sommes pas le problème, pourquoi sommes-nous devenus un problème ? »
A la question d¹un groupe de travail commun, Mgr Fellay a répondu qu¹il n¹y était pas hostile mais qu¹il « ne voulait pas une décision humaine personnelle pour résoudre, à bon marché, une crise ». Sur l¹expérience de Toulon (Ndlr. la nomination de l¹abbé Loiseau dans une paroisse par Mgr Rey avec autorisation de célébrer la messe tridentine), Mgr Fellay a répondu : « tout ce qui se fait dans le sens de la tradition est bon, je ne critiquerai pas l¹abbé Loiseau car cela fait du bien à l¹Eglise ».
Il reste cependant pour Mgr Fellay que, s¹il est vrai que le Pape « veut résoudre le problème, pour autant qu¹il le perçoive, ce n¹est pas en un pontificat qu¹on peut résoudre un tel problème ».
Sur la question de l¹obéissance, Mgr Fellay a déclaré : « Nous sommes catholiques, nous voulons rester catholiques, mais comment alors qualifier notre position qui est une manifeste désobéissance. 1. Que l¹Eglise n¹est pas née d¹aujourd¹hui. 2. Que nous reconnaissons le pape et les évêques locaux mentionnés au canon de la messe ». Dans ces conditions Mgr Fellay ajoute que dans l¹état de nécessité, il faut demeurer fidèle à une obéissance plus élevée.
Au final, à la question de savoir si l¹âge du Souverain Pontife, qui peut vouloir une solution rapide,et à celle du risque de manquer une occasion historique, le supérieur de la FSSPX a répondu en substance qu¹il se hâtait lentement.

Olivier Pichon