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L'écho du Parvis

Le combat de la messe


Deux prêtres, exilés au fond des forêts landaises pour leur défense trop intransigeante de la Messe grégorienne, se rendent à Paris. Là, tout naturellement, ils cherchent une église pour dire leur messe. Ils se rendent donc tout d’abord à la paroisse Sainte Eugène-Sainte Cécile qui depuis 1984, en application de l’indult de Jean Paul II, célèbre la liturgie latine suivant les normes antérieures au dernier concile. Premier écueil, leur demande se heurte à un refus embarrassé, il faut une autorisation de l’évêque, qui manifestement tarde à venir. Qu’à cela ne tienne, il existe à Paris une Eglise célèbre, Saint Nicolas du Chardonnet, prise d’assaut un jour mémorable par Mgr Ducaud-Bourget. Coup de force héroïque qui n’avait pas, à l’époque, reçu l’assentiment unanime des très courageux ecclésiastiques de la tradition… qui en ont bien profité pourtant. Cette église n’en conserve pas moins le lustre de celle qui fût l’étendard de la messe tridentine. Nos deux abbés s’y rendent donc, soutanes au vent. Deuxième surprise, même réponse que dans la paroisse relevant de l’ordinaire, il faut l’autorisation du Curé, qui finalement la refuse.
Moralité de l’histoire, si il y en a une, c’est que nous sommes encore bien loin de la possibilité pour tout prêtre de célébrer suivant l’ancien rituel, même à titre privé, condition énoncée par les abbés Rifan et Aulagnier lors des discussions de janvier 2001. Finalement que veut-on ? La messe pour tous ou pour certains seulement ? On croit comprendre que c’est la messe pour tous les prêtres… de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X !
Cela pourrait sembler anecdotique mais dans le même temps par le biais de l’A.J.I.R. nous apprenions que cette liberté n’était plus un préalable indispensable à un accord entre Rome et la FSSPX, et qu’il faudrait certainement passer par « une période transitoire ». C’est dire le nombre d’autorisations, de signatures et de coups de tampon qu’il faudra à un prêtre pour dire la Messe de toujours et à qu’à tout moment un hiérarque trouvera toujours un motif de suspicion légitime pour en refuser la célébration.
Le moins qu’on puisse dire c’est que le combat doit continuer !

Bertrand Le Noac’h